mardi 26 novembre 2013

Un championnat rudement gagné

Grâce à une victoire de 25-14 du Rouge et Or sur les Dinos de Calgary, Laval a de nouveau montré que son équipe n’avait pas d’égal au pays. Malgré tout, tous s’entendent pour dire que 2013 n’a pas été une saison des plus faciles.

Mathieu Turgeon
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Aux dires de tous, la 49e coupe Vanier n'a pas été facile à gagner
Crédit photo: Impact Campus
Ça a commencé avec des départs. Deux piliers en défensives, Frédéric Plesius et Arnaud Gascon-Nadon, ont terminé leur stage universitaire et s’alignent maintenant dans la Ligue canadienne. Selon le plaqueur défensif Brandon Tennant, ce qui circulait autour de l’équipe était que le club ne se remettrait pas de ces départs. « Tout le monde a dit ‘’Ils ont perdu Fredo [Plessius], ils ont perdu Arnaud’’. Toute l’année, tout le monde disait qu’on n’était pas capable. C’est nous qui sommes back on tp », a déclaré le numéro 91 après le match.
Puis sont venues les blessures. Au tout début de la saison, Glen Constantin a perdu plusieurs partants, ce qui a causé plusieurs maux de tête. « Dans une pratique, on a perdu Jean-Alexandre Bernier, Michel Savard et Thomas Girard, en plus de Norzil peu de temps après qui était un gros morceau de notre offensive », a expliqué l’entraîneur-chef. « Je m’inquiétais un peu moins de l’offensive parce qu’on avait beaucoup de profondeur, mais en défensive on a eu de la misère à faire certaines pratiques parce qu’on avait peur de se frapper. » Constantin a ajouté que Marc Fortier, le coordonnateur en défensive, avait fait un travail magistral sans jamais abandonner.
Une offensive en difficulté et un changement de garde
Pour Tristan Grenon, la saison 2013, sa dernière au niveau universitaire, ne s’est pas déroulée comme prévu. Suite à une blessure à la main lors du quatrième match de la saison, le quart-arrière de cinquième année a perdu son poste de partant au profit d’Alex Skinner. « En offensive c’était difficile, et j’ai éprouvé des difficultés en début d’année. Ma blessure à la main n’est jamais revenue et je savais qu’Alex était plus prêt et plus apte, qu’il serait le gars capable d’aider l’équipe », a-t-il confié.
Le qualifiant de petit frère, le vétéran se dit très content du succès de l’Ontarien : « Je pense l’avoir poussé pendant ses trois premières années, mais c’est ça qui a fait qu’il a été prêt à prendre la relève quand moi je n’étais pas apte.»
Bien que ce ne fut pas facile pour lui cette année, Grenon affirme qu’un deuxième championnat de suite aide beaucoup à faire passer cet épisode difficile. « Si on n’avait pas gagné un autre championnat, si on avait été éliminés à la Dunsmore, ça aurait été une autre histoire, mais on a gagné une coupe Vanier chez nous, et je finis en beauté. Je ne peux pas demander mieux », s’est réjoui le quart-arrière.
Il tire finalement un bilan très positif de son passage avec le Rouge et Or, lui qui figure parmi un groupe d’élite de quarts-arrière champions de la coupe Vanier : « Si on se compare aux autres, on est un jeune programme. Je suis parmi une petite liste pour l’instant. Il y a eu d’excellents quarts-arrière avant moi, il va y en avoir d’excellents après moi, et avoir mon nom parmi eux c’est un honneur et je suis très fier du travail que j’ai fait. C’est écrit et c’est là pour de bon. »

samedi 23 novembre 2013

49e Coupe Vanier : Le Rouge et Or récidive

Après avoir dominé le pays en 2012, le Rouge et Or de l’Université Laval est de nouveau champion canadien grâce à une victoire de 25-14 contre les Dinos de Calgary. Laval réalise l’exploit de 2003-2004 en gagnant un deuxième titre de suite. 18 543 spectateurs étaient présents au Stade Telus-UL.

Le Rouge et Or gagne sa 8e coupe Vanier en 18 ans
C'est aussi une 65e victoire de suite au PEPS
Crédit photo: Mathieu Turgeon
Mathieu Turgeon
Impact Campus

La troupe de Glen Constantin s’est rapidement mise au boulot avec trois bonnes courses, dont deux pour un total de 30 verges de Pascal Lochard (25 courses pour 186 verges). La poussée s’est soldée par un simple sur un placement raté de Boris Bede.

La première demie a été très défensive pour les deux équipes. Celle du Rouge et Or n’a pas donné de point au Dinos, tandis que celle des Albertains a donné quelques gros jeux au sol qui n’ont pas vraiment été coûteux.

À la demie, c’était 6-0 grâce à un simple et un placement de 19 verges de Boris Bede. Les deux autres points sont venus quand les Dinos ont accordé un touché de sûreté à la fin du 2e quart.

En première demie, Pascal Lochard a mené les joueurs de l’offensive lavalloise avec 12 portées pour 101 verges alors qu’Alex Skinner était 5/15 pour 63 verges. Du côté de Calgary, Andrew Buckely était 5/8 pour 45 verges et avait couru sur 50 verges en quatre courses.

L’importance de capitaliser

Comme lors de la demi-finale québécoise contre Sherbrooke, le Rouge et Or n’a pas inscrit de touché avant le quatrième quart, ce qui aurait pu coûter cher. Alex Skinner a terminé le match avec 8/21 pour 93 verges.

La coupe Vanier
Crédit photo: Mathieu Turgeon
Au début du troisième quart, Boris Bede a réussi un placement de 10 vgs alors que Pascal Lochard avait amassé environ 45 verges sur quatre courses jusqu’à la ligne de 3 des Dinos. Calgary a fait payer ce manque d’opportunisme en répliquant avec un premier touché sur une course de cinq verges de Jake Harty. C’était alors 9-7 Laval.

Après un botté de dégagement bloqué, Bede a ajouté un autre placement, cette fois sur 16 verges. Une fois de plus, les représentants de l’Ouest sont venus répliquer avec un majeur. Après une longue passe et course de 27 verges à Jake Harty, Andrew Buckey (19/29 pour 247 verges et un touché) a rejoint Mercer Timmis sur 41 verges, ce qui a mené au touché aérien à Chris Dobko sur six verges pour donner l’avance au Dinos 14-12.

Connaissant un match très occupé, Boris Bede a réalisé un quatrième placement sur une distance de 36 verges sur le dernier jeu du troisième quart.

Le quatrième quart a été l’histoire du jeu au sol (55 courses pour 449 verges, un record) et de la défensive du Rouge et Or (4 sacs et 3 échappées).

Maxime Boutin a, à lui seul, amassé 113 verges durant les quinze dernières minutes (190 au total). Le jeu qui a donné la victoire à Laval est survenu avec moins de six minutes à faire au match quand Pascal Lochard, joueur par excellence du match, a couronné une poussée de 89 verges terrestres. Boris Bede a mis le clou final avec son cinquième placement de la finale.


Pour Glen Constantin, il s’agit d’une septième coupe Vanier (une huitième pour le club) en neuf présences alors que pour Blake Nill des Dinos, c’est une troisième défaite en autant de présences sur le terrain québécois.

mercredi 20 novembre 2013

49e Coupe Vanier : Tout est en place

Les entraîneurs-chefs des deux équipes ainsi que certains joueurs clés étaient réunis faire un portrait des forces en présence en prévision de la grande finale de samedi.

L'entraîneur-chef des Dinos Blake Nill (à gauche) et
Glen Constantin (à droite)
Crédit photo: Mathieu Turgeon
Mathieu Turgeon
Impact Campus

Malgré l’enjeu crucial du titre de champion canadien, l’ambiance n’était pas du tout à l’animosité. Il y avait beaucoup de respect. Pour le Rouge et Or, Glen Constantin en est à sa 13e campagne et à sa huitième participation à la Coupe Vanier. Sa troupe est sortie victorieuse à six occasions.

Pour les Dinos de Calgary, Blake Nill en est à sa 16e saison comme entraîneur. Pour l’ancien entraîneur des Huskies de St-Mary’s, il s’agit d’une deuxième présence en finale avec les Dinos (six en incluant son passage avec les Huskies). Il est toujours en quête d’une première victoire avec la formation albertaine et s’il venait à gagner samedi, il serait le premier à écrire son nom sur le précieux trophée avec deux formations différentes.

Satisfait d’être de retour

Pour Guillaume Rioux, samedi sera le dernier match de football de sa carrière universitaire. Pour le finissant, c’est la quatrième participation à la finale canadienne et insiste sur le fait que ce ne sera pas moins spécial : « Ce n’est jamais banal de jouer à la Coupe.

L’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, est très satisfait des progrès de son équipe qui a dû vivre avec plusieurs départs durant la saison morte, en plus de plusieurs blessures au cours des onze matchs en 2013 : «On est une équipe plus jeune cette année. La défensive a été très amochée et l’offensive s’est beaucoup améliorée». Pour lui, être dans ses affaires sera un avantage au niveau des installations et de la foule.

Vivre avec le rôle des négligés

Pour l’entraîneur des Dinos, la victoire contre Western (classé #1 au Canada) n’a pas semblé changer l’objectif final : «Tu n’es pas le numéro tant que tu n’as pas battu les champions».

Pour lui, le rôle de l’underdog n’est pas du tout un problème «On ne s’attendait même pas à être ici. Ma responsabilité en tant qu’entraîneur, c’est de m’assurer de joueur la meilleure rencontre possible avec les joueurs que nous avons».

Conscient de la jeunesse de son club le Coach Nill reconnaît que le match de samedi ne sera pas une partie de plaisir : «On sait dans quoi on s’embarque. Venir gagner ici serait vraiment incroyable».

L’entraîneur-chef de la formation albertaine n’est pas un étranger en sol québécois. En 2009, Calgary s’était incliné 33-31 contre l’Université Queen’s et l’année suivante, le Rouge et Or avait eu le dessus 29-2 au stade de l’Université Laval.

Deux équipes avec des points en commun

Le quart-arrière des Dinos, Andrew Buckley
Crédit photo: Mathieu Turgeon
Pour les deux formations, le quart-arrière qui sera partant samedi n’était pas celui envoyé lors du premier match de la saison.

Pour le Rouge et Or, Tristan Grenon avait les rênes jusqu’à sa blessure au petit doigt lors de la visite des Carabins à la quatrième semaine. Alex Skinner a hérité de l’offensive et aux dires de ses entraîneurs, il a bien fait malgré quelques erreurs.

Dans le cas des Dinos, ils ont perdu leur quart-arrière partant Eric Dzwilewski lors de la première demie du premier match de la saison. Selon Blake Nill, le pivot substitut Andrew Buckley a très bien fait en relève.

L’autre point en commun est la fiche. Les deux équipes sont invaincues en huit matchs de saison régulière et trois matchs de séries éliminatoires.

Un long parcours depuis le 24 août

Lors de la rencontre préparatoire précédant le début de la saison, les deux équipes s’étaient affrontées sur le terrain du Rouge et Or. Les locaux avaient eu l’avantage par la marque 32-3.

 Pour les deux formations, il faut toutefois oublier ce match : «On ne pense plus au match pré-saison» a dit Glen Constantin. Questionné sur la différence entre son équipe du mois d’août et du mois de novembre, Blake Nill a affirmé que onze parties de football est la principale différence, en faisant référence à l’expérience acquise par ses joueurs au courant de la saison.

Le quart-arrière des Dinos, Andrew Buckley, est allé dans le même sens que Nill : «On  vient de loin [processus]. Après avoir joué 11 matchs, on a fabriqué une bonne chimie d’équipe».


Le match aura lieu au Stade Telus de l’Université Laval samedi, le botté d’envoi est prévu pour 13 h 17.

mardi 19 novembre 2013

49e Coupe Vanier : Le Rouge et Or à la défense de son titre

Grâce à une victoire convaincante de 48-21 sur les Mounties de Mount Allison, le Rouge et Or s’est mérité son billet pour la finale canadienne qui aura lieu sur son terrain samedi prochain. Il s’agit d’une quatrième présence de suite en grande finale, un record au pays.
La 4e présence de suite du Rouge et or
à la Coupe Vanier est un record canadien
Crédit photo: Mathieu Turgeon
Mathieu Turgeon
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Après une finale québécoise sans marquer de touché, l’offensive lavalloise s’est rapidement mise en marche en inscrivant trois majeurs sur les trois premières séquences à l’attaque.
Profitant d’une bonne position sur le terrain, Pascal Lochard a couru respectivement sur une et deux verges pour les deux premiers, tandis que Guillaume Rioux a saisi la passe de 24 verges d’Alex Skinner (18/26 pour 273 verges) pour donner l’avance de 21-0 au Rouge et Or.
Les Mounties n’ont pas baissé les bras et ont ouvert la marque au début du deuxième quart avec une passe de 20 verges du quart Brandon Leyh (22/36 pour 260 verges) attrapée par Troy Trentham jusque dans la zone des buts.
Laval a rapidement répliqué avec une autre petite course de Lochard. Pour le porteur, il s’agissait alors de son troisième touché du match, donnant ainsi les devants à son équipe 28-7.
Avant la mi-temps, les représentants des Maritimes ont bien joué défensivement avec un sac du quart et une interception avant de devoir accorder un touché de sûreté aux champions du Québec.
Après une course de 69 verges de Pascal Lochard annulé à cause d’une pénalité au troisième quart, Maxime Boutin y est allé d’un jeu passe et course de 80 verges bon pour sept points, augmentant l'écart à 37-7
Profitant d’une échappée de Lochard et de plusieurs attrapés deureceveur Troy Trentham (6 réceptions pour 100 verges), les Mounties ont de nouveau répliqué avant la fin du quart avec la deuxième passe de touché de Brandon Leyh.
Au quatrième quart, Guillaume Rioux est venu faire oublier une tentative de placement ratée en ramenant un dégagement du botteur Kyle McLean sur 57 verges pour redonner une avance de trente points au Rouge et Or. Grâce à son deuxième sac du quart de la rencontre, le joueur de ligne défensive Vincent Desloges a forcé Mount Allison à accorder un touché de sûreté à Laval. C’était alors 46-14.
Après un autre touché de sûreté, les Mounties ont profité de deux échappées des porteurs lavallois pour inscrire un troisième majeur. Brandon Leyh a tenté de ramener les siens dans le match en rejoignant Josh Blanchard dans la zone des buts pour faire 48-21.
Le Rouge et Or est venu sceller l’issue du match en forçant les locaux à commettre un revirement sur essai. « Ça n’a pas été notre meilleur match. Ce n’est pas une affaire de pointage, mais de processus », a expliqué Glen Constantin.
Pour le coordonnateur à l’attaque Justin Éthier, la victoire est très bienvenue puisque Laval était 0-2 lors de demi-finales dans les Maritimes : « Je suis satisfait de la victoire. Je suis content du départ canon, mais on s’est un peu tiré dans le pied ». Selon eux les entraîneurs du Rouge et Or, la clé du succès est une bonne semaine de pratique.
Un adversaire-surprise
Les Dinos de Calgary lors de leur passage en 2009
Crédit photo: Mathieu Turgeon
Alors que tout pointait vers un affrontement Laval-Western, c’est plutôt contre les Dinos de Calgary que le Rouge et Or défendra son titre de champion canadien.
Les Mustangs de Western, première équipe au pays, se sont inclinés 44-3 lors de la Coupe Mitchell dans l’autre demi-finale canadienne.
Calgary a utilisé ses trois unités pour causer la surprise. Le quart-arrière Andrew Buckley a lancé deux passes de touché, le botteur Johnny Mark a réalisé trois placements, le porteur de ballon Mercer Timmins a inscrit un majeur sur 41 verges et le retourneur Rashaun Simonise a ramené un dégagement sur 80 verges.
Les deux équipes s’étaient affrontées en début de saison, lors d’une rencontre préparatoire, où Laval avait eu le meilleur sur les représentants de l’Ouest 32-3.
La dernière fois que les deux équipes se sont rencontrées en séries, c’était à la Coupe Vanier 2010. Le Rouge et Or avait aussi eu le dessus par la marque de 29-2.
Le match ultime aura lieu samedi au Stade Telus de l’Université Laval à 13 h.

mardi 12 novembre 2013

La dynastie se perpétue

Non sans mal, le Rouge et Or de l’Université Laval a eu le meilleur sur les Carabins de Montréal 14-11 pour se mériter un 11e titre québécois consécutif, un 12e dans son histoire. Laval mérite ainsi son billet pour la demi-finale canadienne la semaine prochaine. 
Le Rouge et Or est parvenu à battre MTL dans
un match au pointage très serré
Crédit photo: Mathieu Turgeon
Mathieu Turgeon
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Au lieu de duel défensif attendu, les 12 424 spectateurs présents au Stade Telus-UL ont eu droit à un début de match animé par les deux unités offensives. Les deux équipes se sont inscrites au pointage à leur première séquence à l’attaque.
Le Rouge et Or a d’abord inscrit un placement par l’entremise de Boris Bede après qu’Alex Skinner (15/25 pour 242 verges) eut orchestré une poussée de 46 verges. Les Carabins ont tout de suite répliqué alors que Manuel Crisi-Lauzon a franchi les dix verges manquantes pour inscrire le touché et donner les devants aux bleus 7-3.
Laval a tout de suite tenté une contre-attaque avec Skinner et Félix Faubert-Lussier, mais le quart ontarien a été intercepté par Fode Yansane à la porte des buts.
Boris Bede a connu un fort match au chapitre des dégagements avec cinq placés à l’intérieur de la ligne de 20. « On savait que la position du terrain serait importante. On s’est pas mal débrouillé », a expliqué humblement le botteur français.
La Coupe Dunsmore remise au champion
du RSEQ (Division Québec)
Crédit photo: Mathieu Turgeon
Repoussés loin dans leur zone, les Carabins ont accordé trois touchés de sûreté au Rouge et Or au deuxième quart seulement. Combinés à un placement de Bede, ces touchés de deux points ont permis à Laval de prendre les devants 12-7 à la mi-temps.
Choisi par Danny Maciocia pour mener l’attaque montréalaise, Gabriel Cousineau (21/40 pour 242 verges) a tout fait pour ramener les siens dans le match. Au troisième quart, il a couru sur 28 verges en plus de lancer pour 24 verges pour amener son équipe en position de placement.
Félix Ménard-Brière a raté sa tentative de 29 verges et Montréal a dû se contenter d’un point. Le botteur des Carabins s’est toutefois repris plus tard au troisième quart sur 36 verges pour réduire l’écart à 12-11.
Au quatrième quart, une fois de plus repoussés par la jambe de Boris Bede, les Montréalais ont dû accorder un quatrième touché de sûreté aux locaux pour faire 14-11 et ainsi sceller l’issue du match.
Visiblement déçu d’une défaite crève-cœur, Maciocia a tenu à reconnaître le travail de ses joueurs : « Je suis très fier de cette équipe. On a eu beaucoup d’adversité cette année. On va retourner travailler. »
Gagner sans marquer de touché
Malgré la victoire, l’unité offensive lavalloise n’a pas mis de points au tableau. Pour Justin Éthier, ce n’est vraiment pas un problème : « Je n’en ai rien à foutre de ne pas marquer de touché. J’aime mieux gagner », a expliqué le coordonnateur offensif. Il en a profité pour rappeler que lors de la saison 2004, Laval avait remporté la coupe Vanier sans marquer un seul touché.
Direction Nouveau-Brunswick
Grâce à cette 11e victoire de suite au Québec, le Rouge et Or sera du match de la coupe Uteck, l’une des deux demi-finales canadiennes.
Laval sera opposé aux Mounties de Mount Allison, champions de la section atlantique grâce à une victoire face aux Huskies de St-Mary’s par la marque de 20-17.
Les gagnants de cet affrontement seront de la coupe Vanier le 23 novembre prochain contre le vainqueur de l’autre demi-finale entre les Dinos de Calgary et les Mustangs de Western pour la Coupe Mitchell.

mercredi 6 novembre 2013

En finale malgré l’indiscipline

Le Rouge et Or est parvenu à l’emporter 32-11 contre le Vert et Or de Sherbrooke en demi-finale du RSEQ, samedi, malgré de nombreuses pénalités menant à une première demie difficile. Il s’agit de la 63e victoire de suite à domicile pour l’équipe, un record canadien.
«Ça a été une mauvais demie (la première), toutes positions confondues» - Justin Éthier
Crédit photo: Mathieu Turgeon
Mathieu Turgeon

En première demie seulement, Laval s’est vu décerner 12 pénalités pour un total de 116 verges (131 au total dans le match). Pour ajouter à cela, l’équipe semblait manquer d’intensité : « C’était désarmant de voir le manque d’intensité. Ces choses-là ça va te rattraper », a déclaré l’entraîneur-chef Glen Constantin, faisant référence à un troisième lent départ consécutif.
Le match avait bien commencé après que Boris Bede eut réussi un simple sur le botté d’envoi en plus d’un placement pour donner les devants 4-0 au Rouge et Or. Par la suite, Laval a dû accorder deux touchés de sûreté pour laisser Sherbrooke égaler la marque à la mi-temps.
Incapable de profiter de deux interceptions, d’une échappée et d’un revirement sur essais, l’offensive lavalloise a mis du temps à se mettre en marche, notamment au sol avec une récolte négative de verges dans la première moitié du match. Le coordonnateur à l’attaque, Justin Éthier, n’était pas non plus satisfait de l’effort de ses joueurs : « Un manque total de passion. Ça a été une mauvaise demie, toutes positions confondues. »
Meilleurs en deuxième demie
Bien que Constantin et Éthier affirment ne pas avoir donné de discours magique, leurs troupiers sont revenus avec une tout autre attitude pour la deuxième moitié du match : « On n’a pas marqué au début du troisième quart, mais on sentait une nouvelle énergie », a expliqué le coordonnateur offensif.
Alex Skinner, qui avait réussi 11 de ses 18 passes en première demie, a continué son bon travail au retour avec 7 passes réussies sur 12 en plus d’ajouter deux touchés. « On n’est pas sortis comme on voulait en première demie, mais c’était une question d’être patient », a expliqué le jeune quart.
Le jeu du match est survenu en défensive au troisième quart, alors  qu’Alexander Hovington (3 interceptions) a récupéré une échappée de Sherbrooke pour redonner le ballon et le « momentum » à l’unité offensive.
Le jeu au sol, jusqu’alors absent pour le Rouge et Or, s’est mis en marche. Après quelques courses productives, Skinner a rejoint Félix Faubert-Lussier deux fois sur 32 et 15 verges au troisième quart, permettant aux locaux de prendre une avance de 18-4.
Après un placement de Boris Bede, la course a continué de payer par l’entremise de Pascal Lochard sur une course de cinq verges, bonne pour un majeur.
En fin de match, Bede a ajouté un troisième botté de placement avant de voir Sherbrooke marquer un touché avec 1 min 41 s à jouer. Le quart substitut James Goulet a rejoint Vincent Cléroux-Gaudreau pour ramener la marque à 32-11, mais le temps a manqué.
À un jeu de réussir
Selon l’entraîneur du Vert et Or, David Lessard, la première demie fut très satisfaisante, mais l’équipe n’a pas réussi le gros jeu qui lui aurait permis de prendre l’avance : « Tout était là, mais il nous a manqué un gros jeu. »
Pour Sherbrooke, la saison est terminée. « On a joué du bon football cette année. Nous avons connu de très très bons moments et de très très mauvais », a ajouté Lessard. Celui-ci se dit confiant pour le futur.
Le quart Jérémi Roch est allé dans le même sens : « On a connu une saison surprenante et décevante à la fois. » Les Renards avaient terminé la saison avec une fiche de 3-5, mais étaient tout de même parvenus à se qualifier pour les éliminatoires.
Une finale contre les Bleus
Les Carabins de Montréal ont profité de trois revirements en tout début de match pour écraser les Gaiters de Bishop’s par la marque de 51-8 dans l’autre demi-finale québécoise.
Les grands rivaux du Rouge et Or seront les visiteurs lors de la Coupe Dunsmore qui couronnera le champion du Québec samedi prochain au Stade Telus-Université Laval.
Laval tentera de remporter un 12e championnat québécois dans son histoire et un 11e de suite.
Le gagnant de cet affrontement passera en demi-finale canadienne contre l’équipe championne de la section atlantique.

lundi 28 octobre 2013

Le Rouge et Or a eu chaud

Lors du dernier match de la saison régulière, le Rouge et Or de l’Université Laval a eu le meilleur sur ses grands rivaux des Carabins de Montréal par la marque de 30-11 samedi au CEPSUM.
Mathieu Turgeon

Grâce à cette victoire, Laval termine la saison avec une fiche parfaite (8-0) en plus de remporter le championnat de la saison régulière pour une onzième fois dans son histoire, une neuvième de suite.
Malgré le fait que c’était 11-9 en faveur des Carabins au début du quatrième quart, le Rouge et Or a réussi une remontée avec un peu plus de cinq minutes à faire au match.
En première demie, les unités défensives des deux équipes ont dominé, si bien que c’était 9-3 en faveur de Montréal après deux quarts. Ceux-ci avaient alors l’avantage au niveau des verges totales (131-118) et en terme de temps de possession.
Pour prendre l’avance, le quart des Carabins, Pierre-Luc Varhegyi, a parcouru lui–même les sept verges qu’il manquait pour atteindre la zone des buts.
Au niveau des sacs du quart, l’avantage est allé au Rouge et Or avec six au total, dont deux du secondeur Shayne Gauthier. Le joueur de ligne défensive Vincent Desloges en a réussi un, lui permettant de finir premier à ce niveau dans la division Québec.
Lors du troisième quart, les seuls points marqués ont été décernés à Montréal quand Laval a accordé un touché de sûreté. Malgré la domination de joueurs comme Mikhail Davidson et Sean Thomas-Erlington, les bleus se sont butés à la défensive lavalloise.
Par la suite, le vent a tourné. Après un dégagement de Félix Ménard-Brière, Alex Skinner a fait débloquer l’offensive du Rouge et Or en rejoignant Félix Lechasseur sur 71 verges pour le touché. Le majeur de la recrue ramenait à ce moment la marque à 11-9 en faveur des Carabins.
Puis, après une poussée d’une trentaine de verges du porteur de ballon Maxime Boutin, Pascal Lochard a couru pour donner l’avance 16-11 aux visiteurs. Prenant l’avance, les représentants de la Vieille Capitale ne l’ont jamais perdue.
Pour concrétiser la victoire, Guillaume Bourassa a inscrit deux touchés au sol franchissant respectivement 13 et 16 verges.
Il s’agit d’une première victoire au CEPSUM de Montréal pour Laval depuis 2010. Lors des cinq dernières années, les Carabins ont eu le meilleur trois fois à leur domicile contre leurs éternels rivaux. « C’est la cerise sur le sunday », a déclaré Glen Constantin après le match. « Ça fait du bien. Dans le passé, on n’avait pas eu beaucoup de succès au CEPSUM », a ajouté le receveur de passe Guillaume Rioux.
L’importance des soixante minutes
 Malgré qu’ils avaient les devants 9-3 à la demie et 11-9 après le troisième quart, les Carabins n’ont pas été en mesure d’arrêter l’offensive menée par Alex Skinner. Au quatrième quart seulement, le Rouge et Or a inscrit trois touchés dont deux au sol.
« On s’est présenté en première demie, mais pas en deuxième », a dit le secondeur Byron Archambault. « On était en avant, mais on n’a pas su faire ce qu’il fallait pour rester dans le match », a ajouté le demi défensif Antoine Pruneau.
La conséquence la plus fâcheuse pour Montréal est que Bishop’s aura l’avantage du terrain lors de la demi-finale québécoise opposant la deuxième et la troisième position.
Ce sera Sherbrooke
En finissant premier, le Rouge et Or devra affronter le tenant de la quatrième position en demi-finale du Québec samedi.
Grâce à une victoire contre les Stingers de Concordia 28-21 lors du tout dernier match de la saison, le Vert et Or de Sherbrooke a réussi à dépasser McGill pour s’emparer du dernier rang donnant accès aux éliminatoires.
Cette année, la troupe de Glen Constantin l’a emporté lors des deux matchs contre Sherbrooke (20-0 et 38-3).
La demi-finale québécoise aura lieu samedi à 13 h au Stade Telus de l’Université Laval.